accueil  Accueil / Actualités / Marchés agricoles : la volatilité des prix n'est pas une fatalité (colloque)

Marchés agricoles

La volatilité des prix n'est pas une fatalité (colloque)

Publié le mercredi 07 novembre 2012 - 18h17

    • agrandirla taille du texte
    • reduire la taille du texte
    • imprimer

La volatilité des prix agricoles va-t-elle progresser à l'avenir ? Pas si sûr, estime un chercheur de l'Inra, qui relativise aussi les indications fournies par les marchés à terme. Il n'empêche que ces derniers constituent un outil incontournable au quotidien, a constaté un colloque (1) réuni mercredi près de Paris.

 

« Y aura-t-il plus de volatilité demain ? On ne peut pas répondre », assure Alexandre Gohin, directeur de recherches à l'Inra de Rennes, spécialiste de la modélisation des marchés. Avancer que le réchauffement climatique conduit à une fluctuation accrue des productions et des prix agricoles peut se comprendre à l'horizon de 2040 ou 2050. Mais l'argument ne vaut pas pour 2020, comme le fait la Commission européenne, affirme encore le chercheur. D'ailleurs, la « volatilité implicite », représentée par l'évolution du prix des options sur les marchés à terme, qui avait progressé entre 2008 et 2010, a diminué par la suite (2).

 

Autre question soulevée par Alexandre Gohin : le marché à terme est-il un bon indicateur, alors même que, dans de nombreux pays, on ne connaît pas précisément les stocks détenus par les organismes collecteurs, sans parler de ceux détenus par les agriculteurs ? Réponse en deux temps : « On ne connaît pas les marchés à deux ou trois ans, malgré le marché à terme » ; « Ne faites surtout pas confiance aux chiffres de l'OCDE », qui refléteraient simplement des évolutions de marché débarrassées de tout imprévu.

 

Quoi qu'il en soit, le marché à terme permet une couverture du risque de prix incontournable au quotidien, témoigne Guillaume Van de Velde, directeur opérationnel de Ceremis, une union de coopératives du nord de la France. « Une grande majorité de nos contrats de vente sont adossés sur le marché à terme. Neuf fois sur dix, le marché à terme nous permet de fixer un prix. »

 

De la même manière, Valeri Natanelov, chercheur sur le gestion des risques liés à la volatilité des prix agricoles à l'université de Gand (Belgique), a résumé son intervention avec ce seul conseil : « Améliorer votre connaissance des marchés à terme. » Certes, c'est un « outil complexe », mais il offre des « opportunités », au sens où « volatilité et crise égalent opportunité ».

 

Dans le secteur laitier, faute d'un développement significatif des marchés à terme, Sodiaal a choisi de gérer la volatilité des marchés et des prix grâce à un double quota, le quota B représentant les perspectives offertes par les marchés d'exportation. Une initiative « plutôt bien vécue » par les éleveurs sociétaires, dont la moitié ont envie de développer leur production, témoigne Jean-Paul Picquendar, directeur régional du Sud-Est de Sodiaal-Union.

 

_____

(1) Colloque organisé à La Défense par la Sfer (Société française d'économie rurale), Coop de France, l'Inra, l'Essec et Bordeaux Sciences Agro.

(2) Sur le marché des grandes cultures, « l'indice de volatilité [est] au plus bas depuis deux ans », a indiqué Agritel, ce mercredi dans un communiqué : « L'accalmie sur le marché des matières premières a permis à l'Agritel Volatility Index de connaître une baisse continue depuis le mois de juillet pour atteindre actuellement les 20,3 %, niveau historiquement bas de ces deux dernières années, contrairement aux cours des matières premières qui culminent à des niveaux historiquement hauts. »

 

B.Co.


Les commentaires de nos abonnés (1)
Connectez-vous pour réagir

LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

mercredi 07 novembre 2012 - 20h36

TOUS CES INUTILES FONCTIONNAIRES QUI PASSENT BEAUCOUP DE TEMPS A PARLOTTER ET DONNENT L IMPRESSION DE REFAIRE LE MONDE CHAQUE JOUR, REMUENT PAR CONTRE BEAUCOUP DE VENT, SERONT SEMBLABLES A NOS AIEUX QUI DISAIENT SI SOUVENT "C EST LE TEMPS QUI FAIT TOUT"...PEUT ÊTRE PAS TOUT A FAIT MAIS PLUS DE LA MOITIÉ DES RENDEMENTS... NOUS SERONS DE PLUS EN PLUS DEPENDANT DU CLIMAT ET DES ÉVOLUTIONS CLIMATIQUES... LE RESTE EST UN PEU DU PIPI D OISEAUX.... ARRÊTONS DE FAIRE DES MONTAGNES AVEC DES TAUPINIÉRES.
commentaires agriculteurs

berber40
Voir son profil

Fonctionnalité réservée aux abonnés

Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La France Agricole.

Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.

Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La France Agricole, cliquez sur le lien ci-dessous :

Dernières Actualités
A lire également
Archives agricoles


SERVICES EXPERTS

>Première inscription

Je suis déjà inscrit :
Mon identifiant :
Mon mot de passe :  
| Aide |
puce Identifiants oubliés ?
puce Toutes les offres d'abonnement
> Feuilletez un ancien numéro

SONDAGE

Santé animale : avez-vous enregistré des cas d'antibiorésistance dans votre élevage ?

> Tous les Sondages
Les sujets
LES PLUS LUS

Archives de
La France Agricole

Recherchez

dans les archives de la France Agricole et

Feuilletez

les numéros depuis 2004

Suivez La France Agricole :
la France Agricole sur Facebook La France Agricole sur twitter La France Agricole sur Google +

Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles

> Découvrir nos Offres

Les publications du Groupe France Agricole
En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et paramétrer les traceurs. OK