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Lin textile/Haute-Normandie

Une année noire

Publié le mardi 11 septembre 2007 - 17h04

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En raison des conditions météorologiques, près du quart des surfaces de lin textile n’a pas été récolté en Seine-Maritime.

«Sur les vingt-six hectares de lin de l’exploitation, six ont dû être brûlés, leur teneur en fibre étant seulement de 5 à 6%», explique Irénée Leroux, agriculteur à Valliquerville (Seine-Maritime).

«Sur les vingt hectares restants, j’obtiens un rendement moyen de 6,3 tonnes de paille par hectare à 16% de fibres, soit une tonne de fibre à l’hectare et de qualité moyenne, ajoute-t-il. Alors que le rendement moyen des trois dernières années était de 1,7 tonne.»

Cette situation est confirmée par son technicien Luc Devillers: «Sur les 6.500 hectares de la coopérative Agylin, nous estimons que 20 à 25% ont dû être détruits.» C’est une perte sèche pour ceux qui ne sont pas assurés.

Pour François Bert, le directeur de l’Institut technique du lin, toutes les conditions étaient réunies pour que l’année se passe mal. Le mois d’avril très sec a d’abord entraîné des levées hétérogènes.

Puis la pluie de mai a provoqué une minéralisation de l’azote, entraînant une forte croissance des plantes au détriment des fibres.

«Ce phénomène a donné des lins creux, très fragiles, qui ont versé malgré les régulateurs. Les maladies se sont ensuite développées», rappelle François Bert. Après l’arrachage, ce sont les pluies d’août qui sont venues perturber le rouissage.

Au bout du compte, Christophe Mallet, le directeur de l’Association générale des producteurs de lin, estime que la production française de lin teillé devrait être de 50.000 tonnes, soit la moitié d’une année normale. Les stocks restants des années précédentes (50.000 tonnes) devraient permettre de faire la soudure avec la récolte de 2008 et d’approvisionner les filateurs chinois qui représentent 80% des débouchés.

Toutefois, face aux cours du blé, la crainte est grande de voir des producteurs se désintéresser du lin. «Ce serait logique que les prix remontent pour encourager les liniculteurs, souligne Christophe Mallet. Les chinois doivent accepter une hausse et la répercuter auprès de leurs clients.»

La surface française de lin est estimée cette année à près de 75.000 hectares, dont la moitié en Haute-Normandie (Seine-Maritime et Eure). En 2006, le prix moyen de vente du lin teillé était de 1,58 euro le kilogramme.

J.-C. B.


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