accueil  Accueil / Actualités / Mortalité des abeilles : une problématique « très complexe » qu'un pays à lui seul ne peut résoudre (rapport ONU)

Mortalité des abeilles

Une problématique « très complexe » qu'un pays à lui seul ne peut résoudre (rapport ONU)

Publié le jeudi 10 mars 2011 - 18h57

    • agrandirla taille du texte
    • reduire la taille du texte
    • imprimer

L'ONU a exprimé jeudi sa grande préoccupation face à la très forte mortalité des abeilles qui, dans de nombreuses régions du monde, succomberaient sous l'effet de la cobinaison de multiples facteurs, parmi lesquels la pollution et les pesticides notamment.

 

Ce phénomène est principalement observé dans les pays industrialisés de l'hémisphère Nord, explique le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans un rapport publié jeudi.

 

Parmi la douzaine de facteurs explicatifs recensés dans le document figurent la pollution de l'air, la réduction du nombre de plantes à fleurs et d'apiculteurs en Europe, l'existence d'un parasite mortel qui sévit dans l'hémisphère Nord, le varroa, ainsi que les pesticides.

 

La mortalité des abeilles est en progression parfois préoccupante, voire catastrophique dans certaines régions du monde, et pourrait avoir de graves conséquences sur la production alimentaire puisque la plupart des plantes, cultivées ou non, sont pollinisées par les abeilles.

 

Le rapport indique ainsi que le travail fourni par l'ensemble des pollinisateurs représente environ 153 milliards d'euros, soit 9,5 % de la valeur de la production mondiale de produits agricoles.

 

Les scientifiques ne sont toutefois pas parvenus à mesurer l'impact direct de la mortalité des abeilles sur les cultures de fruits et légumes.

 

« La manière dont l'humanité gère ses actifs liés à la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au XXIe siècle », a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, lors d'une conférence de presse.

 

« Le fait est que sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90 pour cent de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles », a-t-il ajouté.

 

Or, le nombre de colonies d'abeilles a chuté de 10 à 30 % ces dernières années en Europe, de 30 % aux Etats-Unis, et de plus de 85 % au Moyen-Orient, a expliqué Peter Neumann, l'un des auteurs de ce premier rapport de l'ONU sur la disparition des abeilles.

 

Un syndrome qui n'affecte pas l'Amérique latine, l'Afrique et l'Australie.

 

« C'est un sujet très complexe. De nombreux facteurs interagissent et un pays à lui seul n'est pas capable de résoudre le problème », a soutenu M. Neumann, appelant à la mise en place d'un réseau international pour aborder le problème.

 

Ce scientifique allemand qui travaille au Centre de recherche sur les abeilles en Suisse a indiqué que la présence de la mite « Varroa destructor » est l'une des raisons de la disparition des abeilles en Europe et Amérique du Nord.

 

« Il est presque choquant de voir le peu que l'on sait sur cet insecte nuisible » que les « abeilles africaines tolèrent », a fait remarquer M. Neumann.

 

Certaines études ont mis en évidence que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleure santé que celles qui se nourrissent d'un seul type de pollen.

 

 

Téléchargez le rapport du PNUE (en anglais)

 


Mots-clés : , , , , ,

Les commentaires de nos abonnés (1)
Connectez-vous pour réagir

Abeilles

jeudi 17 mars 2011 - 17h54

Vous devriez "exhumer" l'excellent rapport de M. SADDIER (10 2008) qui fait le tour du sujet et est plein de propositions (dont la mise en place de recherches qui manquent effectivement). Une des causes (hors varroa, 1er destructeur) est la FAIM des abeilles,surtout l'été, automne., pour de multiples raisons,que je ne reprends pas ici .Mais il serait utile de rappeler l'opportunité des jachères -non pas fleuries- mais mellifères.Car toutes les fleurs ne se valent pas en qualité de pollen et nectar, les légumineuses sont meilleures, surtout sainfoin et mélilot blanc,et aussi la phacélie( utilisée en CIPAN, mais elle doit FLEURIR =à semer au printemps, voir les spécialistes). De même la lavande, mellifère aussi, devrait se rencontrer sur nos chemins, gérés par les agriculteurs. Peut-être faut-il reparler de contrats avec collectivités locales,ou UE pour ces jachères et plantations. En tout cas cela concerne directement les agriculteurs, car cela relève de leur métier!!!! VOus pouvez mettre cela dans le courrier,et mieux revenir sur le sujet un peu plus fortement! G. Liénard, agronome (63)
commentaires agriculteurs

glienard
Voir son profil

Fonctionnalité réservée aux abonnés

Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La France Agricole.

Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.

Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La France Agricole, cliquez sur le lien ci-dessous :

Dernières Actualités
A lire également
Archives agricoles


SERVICES EXPERTS

>Première inscription

Je suis déjà inscrit :
Mon identifiant :
Mon mot de passe :  
| Aide |
puce Identifiants oubliés ?
puce Toutes les offres d'abonnement
> Feuilletez un ancien numéro

SONDAGE

Santé animale : avez-vous enregistré des cas d'antibiorésistance dans votre élevage ?

> Tous les Sondages
Les sujets
LES PLUS LUS

Archives de
La France Agricole

Recherchez

dans les archives de la France Agricole et

Feuilletez

les numéros depuis 2004

Suivez La France Agricole :
la France Agricole sur Facebook La France Agricole sur twitter La France Agricole sur Google +

Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles

> Découvrir nos Offres

Les publications du Groupe France Agricole
En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus et paramétrer les traceurs. OK