« Après un démarrage précoce, vers la mi-juin dans le sud, les récoltes de pois ont été interrompues par les pluies des derniers jours de juin et surtout avec le retour d'un temps perturbé dans toutes les régions depuis le 4 juillet », indique l'Unip vendredi dans sa dernière note aux opérateurs.
Les cumuls de pluies en une semaine sont souvent compris entre 30 et 60 mm, voire plus. « Les parcelles qui étaient déjà mûres se sont parfois affaissées et risquent d'être difficiles à récolter ou de subir des pertes », prévient l'Unip.
Dans le sud, plus de 80 % des pois (semés avant l'hiver en général) sont récoltés, avec une moyenne dans le Midi-Pyrénées qui se situerait entre 40 et 45 q/ha, un bon niveau pour cette région. Dans le Poitou-Charentes, seuls 15 % des pois (semés au printemps) sont récoltés.
En Bourgogne, dans le Berry et la Champagne-Ardenne, la majeure partie des pois d'hiver était récoltée, avec des premières indications de rendements corrects compte tenu de la sécheresse ; mais en pois de printemps, qui constitue l'essentiel des surfaces, très peu de parcelles ont été récoltées. Plus au nord et à l'ouest, où le climat de mai-juin laissait espérer un meilleur potentiel, seule une petite partie des pois d'hiver a pu être récoltée avant les pluies.
Les pluies actuelles sont favorables au potentiel de rendement des féveroles de printemps dans les régions du nord et de l'ouest où elles sont encore en croissance. Mais plus à l'est, où les stades sont plus avancés et où elles avaient souffert du sec, ces pluies arrivent trop tard. Dans le sud et dans le centre-est, seules quelques féveroles d'hiver ont été récoltées.