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Prix des matières premières

En accusant la spéculation, ne pas se tromper de cible (ODA-VIDEO)

Publié le mardi 15 février 2011 - 17h25

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« On tire à boulets rouges sur la spéculation en l'accusant de l'envolée des prix, mais quand on regarde les chiffres, on observe plutôt le contraire. Les fonds indiciels ont revendu des contrats, lors de la flambée de l'été de 2010 », a indiqué Renaud de Kerpoisson, président la société de conseil en gestion de risque de prix Offre et Demande Agricole, mercredi lors d'une conférence de presse.

 

« Le rôle de la spéculation sur les prix ne vient qu'après les comportements des opérateurs de marché. Si Barilla avait du mal à s'approvisionner en blé dur pour fabriquer ses pâtes, l'entreprise n'hésiterait pas à doubler ses prix d'achat, alors que le coût de la matière première représente pour l'industriel seulement 5 % du produit fini », a estimé le président d'Offre et Demande Agricole.

 

« La réforme de la Pac a transformé les agriculteurs en spéculateurs. Les céréaliers investissent, dans des intrants, sans savoir ce qu'ils vont gagner. C'est un peu comme jouer à la loterie. Dans ce contexte, les marchés à terme sont un outil central pour les agriculteurs, qui leur permet de gérer la fluctuation des prix », ajoute t-il.

 

A.Du.


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Vidéo
Renaud de Kerpoisson, président de la société de conseil en gestion de risque de prix Offre et demande agricole (ODA) (© M.Gramat/GFA)

Régulation des marchés : l'impact des financiers « pas forcément celui qu'on attend » (R. de Kerpoisson, ODA)

« Les fonds d'investissement ont un impact sur les prix, mais pas forcément celui qu'on attend », a déclaré Renaud de Kerpoisson, président de la société de conseil en gestion de risque de prix Offre et Demande Agricole (ODA), le 15 février. « Au cours de l'année 2009, la position des fonds indiciels augmentait, c'est-à-dire qu'ils achetaient des céréales, alors que les prix continuaient de baisser. Vraisemblablement, les interventions de ces fonds d'investissement pendant la campagne de 2009 ont évité aux cours des céréales d'aller beaucoup plus bas. » Les fonds indiciels ont ensuite revendu des contrats, lors de la flambée de l'été de 2010, observe-t-il. Selon lui, les prix du blé sont élevés actuellement en raison de la situation tendue sur le marché physique, faisant suite aux aléas rencontrés par différents pays producteurs en 2010 et en lien avec des craintes pour la récolte de 2011. Pour Renaud de Kerpoisson, réguler les marchés nécessite tout d'abord de « redonner une place plus importante à l'activité de stockage ». L'utilisation du marché à terme par les agriculteurs constitue « un point central » face à la volatilité des prix, juge-t-il également.   Alexis Dufumier et Marine Gramat   Lire également : Prix des matières premières : en accusant la spéculation, ne pas se tromper de cible (ODA)  
Les commentaires de nos abonnés (1)
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A force de jouer les stocks "nuls"

mardi 15 février 2011 - 20h15

Qui n'a pas entendu "gérer les stocks coutent une fortune"; pour palier à cela, gérons les stocks physiques au plus bas, voir "nuls". En effet, ce serait formidable de vendre le lendemain 100% de la production de la veille...avant l'arrivée des cellules, ont amassé dans les greniers ce qui était un critère de paysan "aisé". On appréhendait la disette. L'abondance de nos grandes surfaces nous éloigne de l'idée qu'il pourrait y avoir "pénurie" alimentaire. Si, pour ceux qui sont loin de nous...ces arriérés et tous ces pauvres qui vivent les mêmes minutes sur la même planète que les riches mais que nous ne voyons qu'à la télé entre 12 h30 et 13 h 30 quand nous sommes bien au chaud devant une table bien garnie...Un monde parfait serait que chaque pays assume d'abord son indépendance alimentaire mais ce monde n'existe pas, de plus, pour en avoir "assez", il en faut toujours "trop". La gestion des stocks ne sera pas aisée pour alimenter dans la paix 7 milliards d'individus si de plus le réchauffement climatique nous exposait de plus en plus aux aléas agricoles que les paysans connaissent bien...
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